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Le poème du jour est comme un philtre d’amour. Il ne laisse passer que l’amour véritable. Scories et autres cailloux mal désirés restent fixés pour ne garder que la quintessence de l’amour.
C’est un petit peu un précipité au sens chimique du terme.
Je vous invite donc à vous en servir pour identifier votre véritable amour. Lisez-le dans le secret de votre cœur et identifiez si les vers résonnent avec votre histoire. Si oui, c’est gagné ! (Quoi ? L’éternité !)
À toutes fins utiles, je vous rappelle que ceci n’est aucunement un conseil en investissement amoureux. La rédaction ne peut être tenue responsable des conséquences. Le boniment est coutumier des poètes (Rutubeuf vendait déjà des potions magiques sur les marchés).
À vos risques et périls.
Pardonnez-moi mon ignorance
Pardonnez-moi de ne plus connaître l'ancien jeu vers
Je ne sais plus rien et j'aime uniquement
Les fleurs à mes yeux redeviennent des flammes
Je médite divinement
Et je souris des êtres que je n'ai pas créés
Mais si le temps venait où l'ombre enfin solide
Se multipliait en réalisant la diversité formelle de mon amour
J'admirerais mon ouvrage
Guillaume Appolinaire, Alcools, Poésies / Gallimard
L’anecdote te permet d’aller plus loin, mais pas plus que les pieds du poète qui chausse du 41.
En 1909, Guillaume Apollinaire (1880 - 1918) envoie « La chanson du mal aimé » long (et désormais célèbre) poème lyrique à la prestigieuse revue littéraire le Mercure. Le poème reste oublié dans le casier des manuscrits à lire, avant que Paul Léautaud ne l’exhume et vante ses mérites auprès du directeur de la revue. Celui-ci, sans le lire, le met directement dans la case manuscrits acceptés. (La case de l’oncle Paul)
La mère du poète découvre un jour (elle n’a lu aucun de ses livres) dans quelle estime est tenu Guillaume par ses collègues du Mercure. Remplie de dignité, elle s’exclame « Mon autre fils aussi est un écrivain. Il écrit des articles financiers dans un journal de New York. » (la chanson du mal aimé par sa mère)
Avant de me quitter, laissez-moi un message sur mon répondeur où en répondant à cet email. Dites-moi ce que vous aimeriez lire dans les prochaines semaines ou mois.
Le poème du jour est comme un philtre d’amour. Il ne laisse passer que l’amour véritable. Scories et autres cailloux mal désirés restent fixés pour ne garder que la quintessence de l’amour.
C’est un petit peu un précipité au sens chimique du terme.
Je vous invite donc à vous en servir pour identifier votre véritable amour. Lisez-le dans le secret de votre cœur et identifiez si les vers résonnent avec votre histoire. Si oui, c’est gagné ! (Quoi ? L’éternité !)
À toutes fins utiles, je vous rappelle que ceci n’est aucunement un conseil en investissement amoureux. La rédaction ne peut être tenue responsable des conséquences. Le boniment est coutumier des poètes (Rutubeuf vendait déjà des potions magiques sur les marchés).
À vos risques et périls.
Pardonnez-moi mon ignorance
Pardonnez-moi de ne plus connaître l'ancien jeu vers
Je ne sais plus rien et j'aime uniquement
Les fleurs à mes yeux redeviennent des flammes
Je médite divinement
Et je souris des êtres que je n'ai pas créés
Mais si le temps venait où l'ombre enfin solide
Se multipliait en réalisant la diversité formelle de mon amour
J'admirerais mon ouvrage
Guillaume Appolinaire, Alcools, Poésies / Gallimard
L’anecdote te permet d’aller plus loin, mais pas plus que les pieds du poète qui chausse du 41.
En 1909, Guillaume Apollinaire (1880 - 1918) envoie « La chanson du mal aimé » long (et désormais célèbre) poème lyrique à la prestigieuse revue littéraire le Mercure. Le poème reste oublié dans le casier des manuscrits à lire, avant que Paul Léautaud ne l’exhume et vante ses mérites auprès du directeur de la revue. Celui-ci, sans le lire, le met directement dans la case manuscrits acceptés. (La case de l’oncle Paul)
La mère du poète découvre un jour (elle n’a lu aucun de ses livres) dans quelle estime est tenu Guillaume par ses collègues du Mercure. Remplie de dignité, elle s’exclame « Mon autre fils aussi est un écrivain. Il écrit des articles financiers dans un journal de New York. » (la chanson du mal aimé par sa mère)
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